Oui. Les héritiers peuvent demander en justice l’annulation d’un testament, notamment si :
- le testateur n’était pas sain d’esprit en le rédigeant, ce qu’il faut prouver ;
- son consentement a été vicié par l’erreur, le dol ou la violence ;
- la forme n’a pas été respectée, par exemple un testament olographe non daté ou non signé ;
- le bénéficiaire ne pouvait pas recevoir, comme le médecin qui l’a soigné pendant la maladie dont il est décédé.
Pour l’insanité d’esprit, la forme ou l’incapacité du bénéficiaire, le délai est de cinq ans à partir du décès ou de la connaissance du testament. Même valable, un legs qui prive un héritier réservataire de sa part peut être réduit : l’action se prescrit par cinq ans après l’ouverture de la succession ou deux ans après la découverte de l’atteinte, sans dépasser dix ans après le décès.
Sources
